Publié par : anoukgehin | novembre 27, 2007

Le voyage… l’arrivée… les premières impressions…

Après 15 tours d’aéroport pour trouver le bon terminal à Roissy, m’y voici ! Un dernier big mac avec Coucou, Phil, Manu, et l’heure du départ n’a jamais été aussi proche…

Me voilà seule, mais c’est avec le cœur léger que je monte dans l’avion, surprise par la tenue des hôtesses de Singapour Airlines, qui j’avoue est plutôt moche à mon goût, une espèce de longue robe verte avec des grosses fleurs, comme sur les rideaux de ma grand-mère!

L’accueil est royal, tout va bien…

Au moment du décollage, une pensée forte pour Mum qui aurait déjà fait une crise cardiaque rien qu’en voyant la taille de l’avion !

La mise en condition est immédiate, ça parle anglais à tout va, sans traduction : « Do you want tea or coffee ? » … ça va, jusque là, je gère !

Les 13 premières heures de vol sont très agréables : films, jeux, musique… bref, une compagnie que je peux vous recommander ! Ayant sauté le premier plateau repas, le Stew était aux petits soins, il m’a apporté une pomme et des chips, et plus tard, revient avec des gâteaux, ça va, ça me plait ! (Sourire…)

Escale à Singapour, il fait 30degrés, c’est parti pour 6 heures… Shops, Duty free, Internet… Amis fumeurs accrochez vous bien : 9,75€ la cartouche de Camel ! (Manque de pot, je n’ai droit qu’à une cartouche pour passer la douane en Australie)

22h, on me fait remplir un questionnaire pour passer la douane une fois en Australie (en anglais of course !), avec des questions du genre : est-ce que j’ai amené de la drogue avec moi, est-ce que je suis contaminée, est-ce que j’ai des intentions terroristes etc…

Puis c’est reparti pour les 8 dernières heures de vol… qui passent aussi bien que les 13 premières…

Flight sight

Ca y est, mon rêve se réalise, je pose le pied sur le sol australien, on m’accueille avec une petite pancarte pour m’emmener dans ma Homestay… Je suis présentée au téléphone comme une « very nice french girl who smokes camel » (rires…), car ma première phrase en anglais a été « may I smoke outside please ? » A ce propos, je m’adresse à Marie pour dire que ce n’était pas si atroce de ne pas fumer pendant le vol, et à Laure pour dire que je n’ai toujours pas arrêté de fumer !

Les premières impressions sont très bonnes, je suis accueillie par le soleil, et fais la connaissance de Fanny, une petite française. Nous nous installons confortablement dans une grosse Mercedes et le driver est digne d’un « men in black » !

Fanny

744 Toorak Road… m’y voilà… petit jardin sympa, mais je suis marquée par le bordel devant la baraque ! Je savais que mon hôte avait pour hobbie les vides greniers, mais quand même !Je sonne à la porte, et là j’ai le cœur qui bat à fond : devant moi une femme… à qui tu donnerais un balai, qu’elle s’envolerait comme une sorcière !

La première conversation en anglais est très intéressante : il ne faut pas que je fasse rouler ma valise par terre car ça va abîmer ses dalles…

Puis je rentre dans la maison, et je me dis que je suis en train de rêver, que c’est sûrement la fatigue du voyage qui me donne des hallucinations ! Elle me montre ma chambre, et là je sens que j’ai les larmes qui me montent aux yeux… Tant pis, mes affaires resteront dans mes valises… ouvrons la fenêtre pour faire sortir les odeurs de litière de chat (ouais Vivienne n’a peut être pas de mari, mais 3 chats, et je ne veux pas savoir ce qu’elle fait avec !)

Puis elle me propose un thé, me fait un brin de causette tout en me précisant qu’il ne faut pas que je pose ma tasse sur sa table en bois, mais sur une coupelle (elle est bonne celle-là ! on se permet de faire des manières alors qu’on ne sait pas garder clean sa baraque ! je rêve !)

Quand arrive le moment de régler le loyer, je lui explique qu’il faut d’abord que j’aille ouvrir un compte pour pouvoir transférer l’argent de mon compte français… Le problème, c’est que madame ne le voit pas de cet œil, et c’est la panique à bord… (ca va, tu vas l’avoir ton fric !)

Au bout de 20 minutes que j’étais là, elle se casse je ne sais où… je me retrouve comme prisonnière dans un manoir… Et là, je pense fort à Wallabs, à Barbara, et à tous ceux qui m’ont dit « tu verras, l’Australie c’est le paradis sur terre ! » Ouh làààààà…

L’après-midi passe, aucune connexion internet possible, ni téléphone… La maison se trouve le long d’une nationale, rien aux alentours, seulement de la route et des voitures à perte de vue… Je me dis que ça va aller, que j’en ai vu d’autres dans ma vie ! mais en fait non, je n’ai jamais vécu un truc pareil, le sentiment d’être complètement seule et de ne pouvoir rien faire…

Le soir arrive, et je rencontre les deux autres étudiantes qui logent sous le même toit… C’est un peu comme la délivrance ! Elles sont très sympas… par contre, j’apprends que toutes les deux se taillent dans deux jours. Lorsque je leur demande pourquoi, elles me répondent qu’elles ne souhaitent pas rester car c’est horrible de vivre là… c’est vachement ce que j’avais besoin d’entendre…

Première nuit abominable, si l’Australie n’avait pas été si loin, sans doutes aurais-je repris le premier avion pour rentrer à Paris.

La journée qui suit reste dans la même lancée… Vivienne m’emmène à la banque pour ouvrir mon compte et raconte à la banquière que c’est très urgent car je lui dois 900 dollars depuis la veille, et se lance dans une histoire pas possible dont tout le monde se balance !

Puis elle me conduit dans une boutique pour acheter un téléphone et me demande de payer le parking : je n’ai pas de monnaie…alors elle balance 1dollar dans le parcmètre en râlant… Finalement, je ne prends pas le téléphone car je voulais comparer les prix avec d’autres magasins. Qu’est ce que je n’ai pas fais là ! En sortant de la boutique, elle s’arrête carrément devant moi pour me passer un savon parce que ça lui avait coûté un dollar ! Elle voulait faire demi tour pour que j’achète le téléphone… Je vous assure que je vis un cauchemar…

Le jour de mon inscription à la fac, on m’apprend que je dois rester 4semaines dans cette baraque si je ne veux pas perdre mes 450 dollars de caution… Ben nous voilà bien !

Deux jours après mon arrivée, Bomi, une nouvelle étudiante coréenne arrive dans la homestay. Je rentre de la city et lorsque je la rencontre, je la trouve en larmes, elle me dit qu’elle ne veut pas rester là (sans blagues !)…

Encore deux jours plus tard, Serena, une autre étudiante chinoise débarque dans la homestay. Et oui, sacré turn over chez la Vivienne ! Elle me dit qu’elle ne se sent pas à son aise (franchement, je ne comprends pas !)

Bomi and Serena

Conclusion : IL Y A DU SOUCIS A SE FAIRE !

Je décide donc de prendre les devants en me rendant à l’Office Accomodation de la fac pour me plaindre de cette homestay, faut arrêter d’envoyer les étudiants la dedans ! (Je précise que tout se fait en anglais bien sûr, chaud chaud chaud ! Non, je ne suis pas venue là pour apprendre le langage des signes ! Rires…)

Bilan de la première quinzaine : pas très réjouissant ! En plus de ça, je suis déjà gavée d’avoir balancé 2700 euros pour les cours ! Pas que ce ne soit pas intéressant mais j’ai des doutes quand à l’utilisation au quotidien du vocabulaire que l’on nous fait apprendre, au regard de sujets tels que la ségrégation, la guerre en Irak, le don d’organes, la protection de l’environnement, les dinosaures… très intellectuel, certes, mais bon, je pensais avoir fini mes études à Paris !

En plus de ça, apprendre l’anglais avec des asiatiques et des colombiens, c’est hard à comprendre !

Quant aux choses plus positives…  Saint Kilda Beach Fanny, Maureen

Je sais que vous vous les caillez de là où vous me lisez ! En Australie, on va sur l’été, certes le temps est un peu curieux à Melbourne (on peut passer de 37 à 15 degrés en 2jours), mais c’est toujours sympa de pouvoir se balader en tongs et de se badigeonner de sun screen !

Flinder Street  Flinder Street Station

La ville est sympa, c’est marrant, ici ils fêtent noël en été, mais leur père noël est habillé comme le notre ! Bah, il doit pas avoir froid au moins !

Christmas 

La vie n’est pas très chère, ce qui permet de se faire plaisir de temps en temps ! Les barquettes de sushis sont terribles, ici, ils font des makis qui mesurent 20 cms de long, et tu vois tout le monde dans la rue dévorer ça comme un sandwich !

I’m eating sushis!


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